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28/01/2008

Les chiens jaunes de la fille-mule

Sur le territoire des animaux égarés nul ne sut, nul avoue sans crainte.

Sur les bancs bien serrés trente cerveaux lents bien ouverts glissent.

Quelqu'un s'échappe par des auréoles, par une calvitie grandiloquente et des ongles mous.

Quelqu'un serre et protège nos animaux, embrassant de loin leurs déroutes.

Quelqu'un se regarde de haut et cherche les mauvais points.

 

Progressivement les chiens ont fait nos cabanes.

Nous nous plaisons maintenant. Nous tirons sur nos lacets et en tirons une colle noire.

Nous nous plaisons et les chiens jaunes nous lancent des pierres.

Les chiens jaunes de la fille-mule singent nos cris.

09/09/2007

RE : RE : RE : RE : Bien bas, Lise (suite)

Les ailleurs relèvent leurs voiles et les draps inondés se rétractent.

 

On essore le tout, anéantissant d’abord la lueur mélodique, puis on aplatit sans hésiter le pigment enfantin, puis on retrousse finalement l’espace en entier.

 

Des rivières d’accordéons s’échappent du vide, des vagues dramatiques.      

 

Il fut d’abord un geste moite et maladroit, il fut d’abord cerné de molles opacités, il fut ensuite aussi fondant que jaune, il fit de là quelques tristes apnées, il fut le lourd goûteux du ralenti, il fit de lui le merveilleux inquiet. C’est un récif qu’aucun d’entre nous ne se plaît à entendre. C’est un conte tortu qui fait rentrer nos têtes.

 

Il fait sortir la fièvre de son corps. Il se voit allongé comme dans un sous-marin. Il se voit d’au-dessus en bloc rigide et froid. Il se voit en dessous saignant, déchiqueté. Ils ne sont pas vraiment deux l’un au-dessous de l’autre. Les restes de leurs faces transpirent à grosses gouttes. Leurs intestins planent et se déroulent, en toute grâce.     

 

L'humeur stérile repose sur ses petits

 

 

Comme nous tu glisses de la jungle à l’acier, comme si tu savonnais tes propres os avec des lianes et des barres, comme si tu te levais la nuit pour marcher sur des petits singes ou pour parler à la lune immobile, mais là n’est pas ce qui nous lie, là n’est pas ce qui nous assemble, là tu pousses ce qui te gouverne à se déployer au-delà de nous, là tu racles seul des forêts emmêlées de nos bruits qui s’effacent, nous nos appeaux passent bien au-dessus de tes nuages, ils remontent jusqu’à la lune et la traversent sans y laisser un souffle, sans en saisir le moindre signe de toi, nous nos jongleries s’affaissent, une à une elles glissent et tes doigts se déforment. Petit primate allongé tu ne sais plus comment te servir de tes pinces. Petit primate allongé tu perles à sec et nous allaitons sans bruit au-dessus de toi.