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21/01/2009

Les Actes Amanites en sommeil

L'ouvrage Les Actes Amanites (textes de Lise N., photographies par Erik Damiano, préface Jacques Barbéri), paru en octobre 2008 et dont le premier tirage était limité à 50 exemplaires, est actuellement épuisé et ne sera pas réédité. Les éditions Le Calepin Jaune sont dans l'obligation de mettre en sommeil leurs publications pour raisons financières et fermeront leurs portes fin mars 2009. Merci à tous ceux qui ont commandé ce livre qui s'avère à présent être un véritable collector. Merci également à Estelle Valls de Gomis du Calepin Jaune pour toute l'énergie et la passion qu'elle a su mettre en oeuvre.

"Les Actes Amanites" pourraient être à nouveau publiés sous une forme fort différente dans les temps à venir, accompagnés d'un CD. Des informations seront mises en ligne bientôt.

 

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15/07/2008

Les Actes Amanites

Les Actes Amanites, recueil de poèmes de Lise N. illustré des photographies d'Erik Damiano (Acte Amanite #1) et préfacé par Jacques Barbéri est à paraître fin septembre 2008 aux éditions Le Calepin Jaune, collection Sépia.

Pour consulter la fiche descriptive de l'ouvrage, rendez-vous sur les site des éditions Le Calepin Jaune.

 

 

 

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29/05/2007

Pluie brune sur trois brebis

Une nouvelle publication de Lise N., Pluie brune sur trois brebis, dans le numéro 89 de la revue Sang d'Encre, en page 35.

Extrait :

Les lampes-torches ombrent de grilles l’herbe grise. Nous opérons un examen rapide du troupeau rassemblé. Les brebis tremblent, chahutent, battent des bras sous la pluie. Les fils de laines ont sauté dans l’herbe en froissements serrés, en gloussements secs, parfaitement alignés.

 

 

L’air se carapace, tandis que les lampes brûlent et que les losanges rouillent et roulent entre les corps. Ils se fixent sur la peau fraîchement rasée d’une vieille brebis et sur son double de laine tassé à côté d’elle.

 

 

 

Nos longs chapeaux mouillés touchent la terre.

 

Nos longs chapeaux drainent au fond sur la même arête.

 

Et les yeux qui nous lestent sentent le velours gris.

 

 

 

C’est sur cette épaule empourprée de suc de veau que je repose, le cou largement dévissé vers la gauche, tenant mes deux yeux bien écartés l’un à côté de l’autre, à la perpendiculaire d’une clavicule lisse que je ne vois pas. Des cellules à l’eau de rose se projètent en sifflant et viennent ricocher aux trois coins de la pièce, en sable et répétitives (…)