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20/06/2008

objet rare

CDR pour le label Le Cluricaun comprenant titres inédits de Lise N. et vidéos amanites réalisées par Erik Damiano.

Contrairement à l'album à paraître "Faire cailler le lait avec du sang de caille" (CL013), cet objet (CL169) est en vente nulle part. 

 

 
 
 
 
devant pochette 2 petite.jpg

09/06/2007

Fabrice Colin mis en musique par Lise N.

Lundi 11 juin 2007, 22h30.

Emission Douche Froide "Corsets tristes et gaines rabougries"

Canal Sud (92.2 FM)

Ecoutable en ligne sur  http://www.canalsud.net/spip.php?rubrique6

 

A l'occasion de la prochaine émission radiophonique Douche Froide, portant sur le thème "Cosets tristes et gaines rabougries", une interview de l'écrivain Fabrice Colin sera diffusée, ainsi qu'une lecture par l'auteur d'un texte inédit rédigé pour l'occasion, arrangé et mis en musique par Lise N..

Pour écouter cette pièce sonore :  c'est ici

04/03/2007

La dame sourit l'oiseau gris

medium_masques_Lise_N.jpgLa dame sourit l'oiseau gris (Partie 1)


podcast

 

La dame sourit l'oiseau gris (Partie 2)


podcast
 


L’oiseau gris, sous le pont, picorait un pantalon qui traînait au milieu des cartons et des bouteilles vides. Les bateaux sur le fleuve dansaient en zigzag, comme des mouches au fond d’une bassine. Sur la berge une dame se palmait le visage en tirant sur son nez et son front. Sous sa robe des mains moites se promenaient et des huîtres entre ses jambes happaient l’air. La dame sourit la maussade sourit la limace sourit la malice sourit la grimace sourit la vorace sourit

L’oiseau gris, sous la pluie, cherchait à briser l’angle de la berge qui se resserrait autour de lui. Le fleuve se bardait de cercles rouges et devant la mairie, il y avait une croix, autour de laquelle une dizaine de curieux bien endimanchés s’étaient réunis. Il haussa ses épaules et secoua ses ailes, l’air dégoûté. Il entendit au loin trente coups de canons, il reconnu qu’il y en avait des gros et des petits. Les hurlements de joie qui lui parvenaient firent froncer sa salive. Il avala d’un coup des petits gâteaux secs, des dragées, des petits pots douteux, des gravats, des petits plombs d’acier, des crachats, des petits crans d’arrêt. Puis, il étendit ses jambes vers le large, fatigué.    

La dame-souris, sous le pont, déshabille son mari. Elle le tient fermement par la taille tout en débouclant  sa ceinture. La tête du mari dodeline vaguement au rythme de son empressement. Elle le plie sur son dos et ses bras retournés tirent le bas de son pantalon, qui tombe sur le sol, comme une truite tomberait dans le bac d’un congélateur. Elle caresse les poils rabougris du mari, tire gentiment ses moustaches avec ses dents, elle parcourt son torse, son dos, tout son corps, elle cherche une cavité, elle cherche une tranchée, elle veut mais elle n’en trouve pas.

(...) 

Lise N. : Texte, lecture, chant, rythmes, banjo, flûte, mains, scie.